Votre mandat démarre ou se renouvelle. Parmi les premières décisions à prendre figure le choix d’un organisme de formation pour la formation Santé, Sécurité et Conditions de Travail (SSCT). Une décision qui mérite qu’on s’y arrête, d’autant plus depuis le 28 mai 2026. Ce jour-là, l’agrément obligatoire pour dispenser les formations CSE-SSCT a disparu.
Faut-il s’en inquiéter ? Pas nécessairement. Mais cela change la donne pour vous, élus, au moment de choisir.
Une formation CSE-SSCT, c’est quoi au juste ?
Avant de parler d’organismes, posons une question de fond. Lorsque l’on relit les référentiels qui servaient de base à l’ancien agrément, un constat s’impose rapidement : l’objectif n’a jamais été de former des spécialistes du Code du Travail. L’objectif est de former des acteurs de la prévention.
Dans votre quotidien d’élu, vous n’êtes pas confronté à des articles de loi. Vous êtes confronté à des situations de travail : un accident, une situation de souffrance psychologique, des tensions dans une équipe, des troubles musculosquelettiques, une réorganisation qui inquiète, des conditions de travail qui se dégradent.
Face à ces situations, il ne suffit pas de connaître les textes. Il faut savoir observer, questionner, écouter, analyser, comprendre, évaluer, proposer et agir.
Une formation CSE-SSCT n’est pas une formation réglementaire. C’est une formation à l’action. Un élu CSE n’a pas besoin de devenir juriste. Il a besoin d’outils pour agir.
Profiter du renouvellement pour vraiment monter en compétence
Un nouveau mandat est souvent une période charnière. De nouveaux élus rejoignent l’instance. Les rôles sont redistribués. Les priorités sont (re)définies.
La formation SSCT peut devenir bien plus qu’une obligation réglementaire. Elle peut constituer le premier temps fort du mandat : construire une culture commune de la prévention, prendre du recul sur les enjeux de santé et sécurité propres à votre entreprise, acquérir des outils qui vous serviront pendant plusieurs années.
Les élus qui abordent leur mandat avec ces outils gagnent en efficacité dans l’exercice de leurs missions.
La formation CSE n’est pas une dépense obligatoire. C’est LE premier investissement du mandat.
Ce que change (et ne change pas) la réforme
Jusqu’au 27 mai 2026, les organismes devaient obtenir un agrément délivré par l’administration pour dispenser ces formations. Depuis le 28 mai, cette obligation a disparu. Désormais, tout organisme déclaré auprès de l’administration et disposant d’un Numéro de Déclaration d’Activité (NDA) peut proposer ces formations.
Mais il serait erroné d’en conclure que n’importe qui peut former sur n’importe quel sujet. L’article L6352-1 du Code du travail continue d’imposer la cohérence entre les compétences des formateurs et les prestations réalisées. Les exigences de la certification Qualiopi demeurent. Et surtout : votre droit à la formation reste intact, tout comme les obligations de financement.
Les exigences de qualité n’ont pas disparu. C’est le mode de contrôle qui évolue et c’est précisément pourquoi votre capacité à choisir le bon organisme devient plus importante que jamais.
Les 8 questions à poser avant de vous engager
- Quelle est l’expérience réelle du formateur en matière de prévention des risques professionnels ?
- Intervient-il régulièrement dans les entreprises sur des sujets de santé et sécurité au travail ?
- La formation repose-t-elle sur des situations concrètes et des cas réels ?
- Les participants seront-ils mis en situation d’observer, d’analyser et de proposer des actions ?
- Des outils directement utilisables vous seront-ils remis ?
- Les contenus sont-ils régulièrement actualisés ?
- Le programme vous permettra-t-il réellement d’exercer vos missions ou se limite-t-il à un rappel des textes réglementaires ?
- Et enfin, sur la forme :
- La formation fait-elle appel à des méthodes pédagogiques actives ? Jeux de rôle, mises en situation, outils ludiques : ces approches ne sont pas des gadgets, elles rendent les apprentissages plus concrets, plus digestes et surtout mieux ancrés dans la durée.
- La formation est-elle dispensée en présentiel ? Apprendre à observer, à analyser, à dialoguer, cela s’apprend difficilement à distance. Le présentiel n’est pas un détail : c’est une condition de l’efficacité.
Ces questions permettent souvent de distinguer une formation conçue pour répondre à une obligation d’une formation UTILE, conçue pour vous accompagner dans votre mandat.
En conclusion
L’agrément disparaît. Les risques professionnels, eux, restent bien présents.
La vraie question est la suivante,
La formation va-t-elle vous aider à devenir
un acteur efficace de la prévention dans votre entreprise ?
C’est probablement le seul critère qui mérite vraiment votre attention.
N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez échanger sur les critères à prendre en compte ou connaître nos conditions d’intervention pour cette formation et celles de notre catalogue.
Sandrine Plançon Consultante-formatrice en Santé, Sécurité et Conditions de Travail
IPRP enregistrée auprès de la DREETS.
L’Atelier des Consultants.


