Mis à jour en mars 2026 — Par la rédaction d’Influence CSE
Le sport en entreprise est en plein essor. Depuis la loi du 24 août 2021, les avantages liés au sport bénéficient d’un cadre fiscal et social favorable. Les CSE sont en première ligne pour proposer des activités sportives et de bien-être aux salariés via le budget ASC. Ce guide fait le point sur les possibilités, le cadre URSSAF et les bonnes pratiques.
1. Pourquoi le CSE doit-il investir dans le sport en entreprise ?
Les études sont unanimes : l’activité physique régulière réduit l’absentéisme de 6 à 12 %, améliore la productivité de 6 à 9 %, diminue les risques de troubles musculosquelettiques (TMS) et de burn-out, et renforce la cohésion d’équipe. Le sport en entreprise est un investissement qui bénéficie aux salariés comme à l’employeur.
Pour le CSE, le sport est aussi un puissant levier de visibilité et de satisfaction. Les enquêtes montrent que les salariés placent régulièrement les avantages sport et bien-être parmi les ASC les plus attendues, aux côtés des chèques cadeaux et de la billetterie.
L’héritage des JO Paris 2024
Depuis la loi du 24 août 2021, les pouvoirs publics encouragent activement le développement du sport en entreprise. Les Jeux Olympiques de Paris 2024 ont laissé un héritage durable en matière de pratique sportive, amplifiant la demande des salariés pour des activités sportives accessibles.
2. Le cadre URSSAF favorable au sport en entreprise depuis 2021
L’exonération des avantages sport
La loi du 24 août 2021 a créé un cadre d’exonération de cotisations sociales pour les avantages liés à la pratique sportive en entreprise. L’employeur qui finance des activités sportives pour ses salariés bénéficie d’une exonération, dans la limite d’un plafond annuel.
| Dépenses éligibles à l’exonération | Exemples |
|---|---|
| Mise à disposition d’équipements sportifs | Salle de sport, terrains de sport |
| Financement de cours collectifs | Yoga, pilates, running, boxe fitness |
| Organisation d’événements sportifs | Tournois, challenges inter-services |
| Participation à des événements sportifs | Inscriptions courses, marathons, courses à obstacles |
Les avantages sport financés par le CSE sur le budget ASC
Quand c’est le CSE qui finance des activités sportives sur le budget ASC, le régime est celui des activités sociales et culturelles classiques. La subvention est exonérée de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu pour le salarié.
Ce que le CSE peut financer sur le budget ASC
Abonnements en salle de sport (remboursement partiel ou total), cours collectifs dans les locaux de l’entreprise ou à l’extérieur, inscriptions à des événements sportifs, petit matériel sportif individuel et séjours sportifs (ski, randonnée, surf).
3. Les activités sportives à proposer aux salariés
Les cours collectifs en entreprise
Organiser des cours de sport sur le lieu de travail (midi, avant ou après le travail) est l’option la plus pratique. Yoga, pilates, stretching, renforcement musculaire, boxe fitness, running : les possibilités sont vastes. Un coach sportif vient animer la séance dans une salle mise à disposition par l’employeur.
Coût moyen d’un cours collectif
80 à 150 € par séance pour un groupe de 10 à 20 personnes, soit 4 à 15 € par participant. Sur le budget ASC, c’est très compétitif par rapport à d’autres avantages.
La subvention d’abonnements en salle de sport
Le CSE peut prendre en charge une partie de l’abonnement des salariés dans une salle de sport ou un réseau de salles (Gymlib, ClassPass, Basic-Fit, etc.). Le remboursement est généralement plafonné (par exemple 200 € par an) et sur présentation de justificatif.
Les tournois et challenges sportifs
Organiser un tournoi inter-services (football, volley, badminton, pétanque) ou un challenge connecté (nombre de pas, kilomètres courus) crée de la cohésion et de l’émulation. Le coût est modeste (location de terrain, trophées, collation) et l’impact sur l’ambiance de travail est considérable.
Les inscriptions à des événements sportifs
Le CSE peut financer l’inscription de salariés à des courses (10 km, semi-marathon, marathon, courses à obstacles) ou à des événements sportifs caritatifs. C’est un excellent moyen de fédérer les salariés sportifs autour d’un projet commun.
4. Les activités bien-être complémentaires
La sophrologie et la méditation en entreprise
Des séances de sophrologie ou de méditation guidée en entreprise aident les salariés à gérer le stress et à améliorer leur concentration. Le format peut être hebdomadaire (30 à 45 minutes sur la pause déjeuner) ou ponctuel sous forme d’ateliers de sensibilisation.
Les massages en entreprise
Faire intervenir un praticien pour des séances de massage assis (15 à 20 minutes par salarié) est une ASC très appréciée et relativement économique (15 à 25 € par séance). Certains CSE le proposent une fois par mois ou lors de périodes de forte charge de travail.
La nutrition et la diététique
Des ateliers animés par un nutritionniste (équilibre alimentaire, gestion du poids, alimentation et performance) complètent l’offre bien-être. Le CSE peut aussi négocier des consultations individuelles à tarif réduit pour les salariés.
L’ergonomie et la prévention des TMS
Des séances d’échauffement et d’étirement sur poste de travail, animées par un ergonome ou un kinésithérapeute, contribuent à prévenir les troubles musculosquelettiques. C’est particulièrement pertinent dans les métiers physiques et pour les travailleurs sur écran.
| Activité bien-être | Format type | Coût indicatif |
|---|---|---|
| Sophrologie / méditation | Séance hebdomadaire 30-45 min | 80 à 120 € / séance |
| Massage assis | 15-20 min par salarié | 15 à 25 € / personne |
| Atelier nutrition | Atelier collectif 1h | 150 à 300 € / atelier |
| Prévention TMS / ergonomie | Séance sur poste de travail | 100 à 200 € / séance |
5. Comment mettre en place une offre sport et bien-être au CSE
Sondez les salariés
Avant de lancer une offre, interrogez les salariés sur leurs attentes : quels types d’activités, quels créneaux horaires, quel budget de participation sont-ils prêts à accepter ? Un sondage rapide (en ligne ou papier) vous orientera vers les activités les plus pertinentes.
Commencez par une offre simple
Ne cherchez pas à tout proposer d’un coup. Commencez par une ou deux activités phares (par exemple des cours de yoga le midi et une subvention de salle de sport), évaluez la participation et la satisfaction, puis élargissez progressivement votre catalogue.
Impliquez l’employeur dans le co-financement
Le sport en entreprise est un sujet où les intérêts du CSE et de l’employeur convergent. Proposez à l’employeur de co-financer les activités (lui sur son budget QVT/qualité de vie au travail, le CSE sur le budget ASC) ou de mettre à disposition des locaux. Cette synergie permet de proposer une offre plus ambitieuse.
Communiquez largement auprès des salariés
Le meilleur programme sport-bien-être ne sert à rien si les salariés ne le connaissent pas. Affichez le calendrier des activités, envoyez des rappels avant chaque séance, partagez des photos et des témoignages de participants pour susciter l’adhésion.
Conseil pratique
Nommez un référent sport-bien-être au sein du CSE : un élu motivé qui coordonne l’offre, assure le lien avec les prestataires et relance la communication. C’est un facteur clé de réussite.
6. Le partenariat avec des prestataires sport et bien-être
Plusieurs plateformes se sont spécialisées dans le sport et le bien-être en entreprise pour les CSE. Elles proposent des offres clé en main : catalogue d’activités, réservation en ligne, gestion des inscriptions et facturation simplifiée pour le comité.
| Critère de comparaison | Points à vérifier |
|---|---|
| Catalogue d’activités | Diversité et disponibilité dans votre zone géographique |
| Facilité d’utilisation | Application ou plateforme intuitive pour les salariés |
| Conditions tarifaires | Prix par salarié, frais de gestion, engagement minimum |
| Qualité des intervenants | Coachs diplômés, praticiens certifiés, assurance incluse |
7. Questions fréquentes sur le sport et bien-être en entreprise via le CSE
Non. Les abonnements sportifs pour les salariés relèvent du budget ASC (activités sociales et culturelles). Le budget de fonctionnement ne peut financer que les dépenses liées au fonctionnement interne du CSE.
Oui. Vérifiez que votre assurance responsabilité civile CSE couvre les activités sportives organisées par le comité. Si un salarié se blesse pendant un cours financé par le CSE, la responsabilité du comité pourrait être engagée. Les prestataires sérieux disposent de leur propre assurance professionnelle.
Oui. Comme toute ASC, les activités sportives doivent être accessibles à l’ensemble des salariés. L’offre doit être suffisamment diversifiée pour que chacun puisse y trouver son compte : activités douces pour les non-sportifs, activités adaptées pour les personnes à mobilité réduite.
Oui, dans des limites raisonnables. Le CSE peut offrir ou subventionner du petit matériel sportif (tapis de yoga, bandes élastiques, gourdes) sur le budget ASC. L’achat de matériel coûteux (vélos, équipements de musculation) est plus discutable et doit être justifié par une utilisation collective.



