Dans toute organisation, et particulièrement au sein d’une association, les dirigeants assument des responsabilités importantes. Leur engagement ne se limite pas à la gestion quotidienne : il implique également une responsabilité juridique qui peut être engagée sur le plan civil comme sur le plan pénal. Il est donc essentiel de bien comprendre les risques encourus ainsi que les protections prévues par la loi.
La responsabilité civile
La responsabilité civile peut être engagée lorsqu’un dirigeant commet une faute dans l’exercice de ses fonctions et que cette faute cause un préjudice.
Cela peut concerner une mauvaise gestion budgétaire, une faute de gestion ou encore le non-respect des obligations comptables. Toute négligence dans la tenue des comptes, dans la transparence financière ou dans la gestion des ressources peut entraîner des conséquences juridiques.
La responsabilité civile peut également être engagée lorsqu’un dommage est causé à un tiers, qu’il s’agisse d’un partenaire, d’un adhérent ou d’un prestataire. Dans ce contexte, le trésorier est souvent particulièrement exposé en raison de son rôle central dans la gestion financière de la structure.
La responsabilité pénale
Au-delà de la responsabilité civile, la responsabilité pénale peut être engagée lorsque les faits reprochés constituent une infraction.
Parmi les situations les plus graves figurent l’abus de confiance, le détournement de fonds ou encore l’escroquerie. Ces comportements impliquent une intention frauduleuse et peuvent donner lieu à des poursuites pénales.
D’autres infractions peuvent également être retenues, telles que la discrimination, la diffamation ou encore la violation des règles relatives à la protection des données personnelles. Le respect du cadre légal est donc indispensable, tant dans la gestion financière que dans la communication et le traitement des informations.
La protection des élus
Face à ces responsabilités importantes, les élus bénéficient toutefois d’un cadre protecteur.
Ils disposent d’une protection contre le licenciement ainsi que d’un statut protecteur spécifique. Cette protection vise à garantir l’indépendance de leur mandat et à éviter toute pression liée à l’exercice de leurs fonctions.
Cette protection s’applique pendant toute la durée du mandat et se prolonge également après celui-ci, afin d’assurer une continuité et une sécurité juridique.



